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Les Églises Protestantes Évangéliques veulent simplement être des témoins du Seigneur Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous donner la vie éternelle. Contrairement aux sectes, elles ne prétendent pas détenir à elles seules la vérité. Mais elles essayent de rappeler certains aspects du message chrétien que d’autres ont peut-être oubliés. Malgré leur grande diversité, toutes ces Églises, issues de la Réforme protestante du XVIe siècle, ont en commun cinq grandes convictions qui concernent : la Bible, les doctrines, les intermédiaires entre Dieu et les hommes, les sacrements et l’autorité de l’Église.

 

LA BIBLE

 

La Bible est la Parole de Dieu rédigée par des hommes guidés par le Saint-Esprit. En tant que Parole de Dieu, son autorité s’exerce sur chaque chrétien, sur les communautés chrétiennes et sur l’Église entière. C’est par la Bible seule, sous la conduite du Saint-Esprit, que nous pouvons connaître Dieu et le Christ. Toutes les autorités, même les plus légitimes, doivent être elles-mêmes soumises à la Parole de Dieu. Cela est vrai en particulier :

- de l’intelligence des individus ou des révélations particulières, 

- des traditions et des doctrines de l’Église ainsi que des personnes qui y exercent une fonction.

 

LES DOCTRINES

 

La transmission de la foi suppose l’enseignement de doctrines. Pourtant cet enseignement doit être sans cesse examiné à la lumière de la Bible, afin de vérifier son authenticité. Cela signifie que ni l’Église ni un homme ne peut revendiquer l’infaillibilité, même lorsqu’il s’agit de déclarations ou de textes admis depuis de nombreux siècles. Il en va de même de l’organisation de l’Église. C’est pour cela que, selon les lieux et les époques, les Églises Protestantes Évangéliques  présentent une grande diversité d’appellations et d’organisations. Mais cela ne les empêche pas d’être spirituellement très unies sur l’essentiel de la foi chrétienne.

 

LES INTERMÉDIAIRES

 

Nous voulons dire ici un mot des intermédiaires entre Dieu et les hommes. Chacun a entendu parler de ce que pensent les protestants au sujet de la vierge Marie. En fait, les Églises Protestantes Évangéliques ne nient pas la place importante que Marie, la mère de Jésus, tient dans l’Évangile. Mais Marie ne saurait être une médiatrice ou un intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ce rôle est réservé au Seigneur Jésus-Christ et à lui seul. Nous disons la mère du Seigneur bienheureuse avec toutes les générations chrétiennes, nous admirons sa grande foi et sa profonde humilité. Mais nous ne la prions pas et nous n’avons aucune forme de vénération ou de culte envers elle. Ceux-ci ne peuvent être rendus qu’à Dieu. La réserve de tous les chrétiens protestants envers la dévotion aux saints et le culte des morts est également bien connue. Nous apprécions la pensée et la foi des croyants du passé et nous nous inspirons de leur vie. Mais nous ne nous attachons pas à leurs mérites, nous ne pensons pas qu’ils puissent nous protéger et nous ne leur adressons aucune prière. C’est pour cette raison qu’on ne trouve ni statues ni images dans les lieux de culte des Églises Protestantes Évangéliques. D’une façon plus générale, les protestants rejettent l’idée que des lieux, des temps ou des rites seraient saints en eux-mêmes. Les lieux de culte ne sont que de simples salles de réunions ; les fêtes chrétiennes sont extérieurement peu marquées ; il n’existe pas de pèlerinages, d’actes, de gestes ou d’objets qui en soi procureraient la protection ou la bénédiction de Dieu. Les indulgences ne sont pas acceptées. Seul le fait d’être membre d’une Église locale et de participer à ses activités est proposé pour nourrir et approfondir la foi. Cependant il faut que cette communauté soit basée sur l’écoute et la mise en pratique de la Parole de Dieu – la Bible. Dans cette communauté, le pasteur élu par tous, n’est pas une sorte de prêtre protestant. Il est considéré comme un conseiller et un enseignant de la Bible. Sa personne ne possède aucun caractère sacré. Il n’est donc pas astreint au célibat religieux et il peut légitimement être marié et père de famille.

 

LES SACREMENTS

 

L’annonce de la Parole de Dieu tient le rôle central dans les Églises Protestantes Évangéliques. Mais qu’en est-il des sacrements ? Les sacrements sont au nombre de deux : baptême et sainte-cène, qui sont explicitement mentionnés dans l’Évangile comme ayant été institués par le Seigneur Jésus. Ils ne sont pas des actes magiques qui accorderaient automatiquement la faveur de Dieu. Les chrétiens protestants veulent constamment souligner le lien entre la Parole de Dieu et les sacrements. Ceux-ci sont des illustrations de la vie et des déclarations du Seigneur Jésus-Christ : une autre manière de présenter sa Parole, la première étant la prédication de l’Évangile. De toutes façons, c’est le Saint-Esprit et lui seul qui donne vie à la prédication et aux sacrements par son témoignage intérieur dans la conscience de chaque croyant. Ceci explique pourquoi la plupart des Églises Protestantes Évangéliques ne baptisent que des adultes et n’admettent pas les enfants à la sainte-cène. Ce qui ne signifie pas que ceux-ci ne soient pas correctement enseignés dans la foi chrétienne par diverses activités : école du dimanche, catéchisme, etc.… Le refus de donner une valeur en soi à certaines cérémonies ou certaines pratiques se retrouve dans la vie concrète de chaque chrétien. Les croyants sont invités à vivre la vie chrétienne par la seule foi (sola fide) et de la seule grâce (sola gratia) en s’appuyant sur l’Écriture seule – la Bible (sola scriptura). Ces trois principes de la Réforme protestante du XVIe siècle sont bien connus. L’idée que les bonnes œuvres obtiendraient des mérites aux chrétiens est vigoureusement repoussée. Seul le Christ nous a mérité le salut (solo Christo) et il donne gratuitement à ceux qui se confient en lui et changent de mentalité et de vie. Le salut est donc gratuit et toute gloire humaine est inopportune. Il s’ensuit que tous les actes pastoraux (baptême, sainte-cène, visites, conseils, etc) sont toujours entièrement gratuits. Cela ne nous empêche bien sûr pas de prendre nos responsabilités. Mais toutes les œuvres et les actions, et elles sont nombreuses, des chrétiens protestants ne sont qu’une conséquence de la grâce de Dieu. Jamais nous ne faisons le bien pour être sauvés. Au contraire, les bonnes œuvres sont une conséquence du salut et une reconnaissance envers Dieu, qui nous a aimés le premier en donnant son Fils Jésus pour nous.

 

L'AUTORITÉ DANS L'ÉGLISE

  

Le domaine où les Églises Protestantes Évangéliques mettent le plus en pratique leurs principes, est celui de l’autorité. Chacun sait que ces Églises refusent l’autorité d’un homme seul, le pape, sur l’ensemble de l’Église chrétienne. Son seul chef est le Seigneur Jésus-Christ. L’autorité dans l’Église n’est donc pas exercée par un seul homme, mais par des conseils élus par les communautés locales, régionales ou nationales selon les cas. Il n’y a pas de clergé à qui seraient réservés certaines responsabilités ou certains actes, fussent les sacrements. Si le pasteur est un enseignant et un animateur, chaque chrétien, qui accepte la Bible comme Parole de Dieu, a la liberté de l’examiner personnellement sous la conduite du Saint-Esprit. C’est le principe du libre examen biblique. Pour les Églises Protestantes Évangéliques, l’organisation ecclésiastique est purement humaine. Elle n’est utile que si elle favorise la transmission de l’Évangile et si elle permet une plus grande communion entre les communautés locales, qui demeurent les cellules de base de l’Église. Pour les mêmes raisons, la succession apostolique est envisagée comme la transmission fidèle de l’Évangile et de la doctrine des douze apôtres, plutôt que comme une hypothétique chaîne ininterrompue d’impositions des mains aux membres du clergé à travers les siècles. Cette conception de l’autorité fait que les protestants évangéliques sont peu soucieux de centralisation et d’uniformisation de leurs différentes dénominations. Pour eux, l’unité est d’ordre spirituel et non institutionnel. Il existe enfin un net souci pour maintenir une indépendance réciproque entre l’Église et l’État, garantie de la liberté de conscience pour tous.

 

EN CONCLUSION

 
Les Églises Protestantes Évangéliques prônent un chemin exigeant qui est fait :

- d’une recherche personnelle,

- d’une prise de responsabilité de chaque croyant, 

- d’une remise en question à la lumière de la Bible des habitudes et des institutions.

 

On peut reconnaître les Églises Protestantes Évangéliques à trois caractéristiques :

- leur annonce fidèle de l’Évangile,

- leur célébration des sacrements – baptême et sainte-cène – conformément à la Bible, 

- l’exercice de la correction fraternelle et de la solidarité telles qu’elles sont décrites dans le Nouveau Testament.

 

Même si elles n’y parviennent pas toujours parfaitement, elles veulent que la gloire de Dieu soit manifestée dans notre génération.

 

A DIEU SEUL SOIT LA GLOIRE !